L'aliénation parentale

QU'EST CE QUE L'ALIENATION PARENTALE

 

La confiscation d’un enfant par un parent s’appuie sur son détournement psychique, formalisé par la rupture du lien affectif entre l’enfant et son autre parent, qu’il est conduit à rejeter. Cette confiscation est souvent l’aboutissement d'un conflit de couple très complexe et douloureux, avec des antécédents plus ou moins visibles de comportements violents, de maltraitances et de menaces. Le parent « ravisseur » développe un comportement vindicatif et violent, qui peut devenir très rapidement pathologique, voire dangereux, avec des discours délirants et paranoïaques. Le processus de confiscation d’enfant ne se limite pas au seul parent: il s’étend généralement à la famille élargie et aux proches de l’ex-conjoint.

Ces situations, extrêmement douloureuses et traumatiques pour le parent « rejeté » et pour toute sa famille, sont reconnues par tous les professionnels de l’enfance, comme hautement pathogènes pour l’enfant qui va devoir se construire dans l’illusion, le déni et le mensonge, privé de son parent, auparavant aimé et toujours aimant. Instrumentalisé dans cette guerre de la rupture, il devient un enfant-soldat, à qui il incombe de détruire l’image du parent qu’il doit rejeter pour conserver l’amour du parent qui le maintient sous son emprise

source Acalpa http://www.acalpa.info/

 

CONSÉQUENCES DE L’ALIÉNATION PARENTALE SUR LES ENFANTS

Le prix de cette maltraitance psychologique dont l’enfant fait l’objet n’est pas sans conséquence sur la construction de sa personnalité. Les spécialistes de la santé mentale saisis de ces cas lors des expertises demandées par la justice observent que :

  • l’intégration du concept de « l’identité de soi » n’a pas lieu,
  • la perception de la réalité est problématique pour l’enfant qui ne fait plus confiance en sa propre perception des choses,
  • un effondrement de la confiance en soi est constaté,
  • le concept d’altérité n’est pas intégré chez l’enfant entraînant des attitudes antisociales,
  • la perte de l’ambivalence est étendue à la sphère sociale (si on n’est pas sans conditions avec moi, on est contre moi et donc ennemi),
  • un rejet external est caractérisé (projection systématique de la faute sur l’autre)
  • le concept de la loi n’est pas intégré chez l’enfant,
  • l’identité sexuelle de l’enfant devient fragile,
  • certains développent une personnalité « border-line".

Les conséquences en termes de comportements sont :

  • des troubles psychosomatiques,
  • des comportements dangereux ou déviants,
  • un retrait ou un surinvestissement social,
  • l’échec scolaire (ou a contrario, le surinvestissement scolaire diagnostiqué par les intervenants sociaux, et à tort, comme « preuve de l’équilibre de l’enfant » au mépris de tout le reste)
  • une identification à « l’agresseur » : les enfants reproduisent les comportements du parent abusif,
  • une conduite anti-sociale : agression de l’enfant sur les autres, accès de fureur et de rage,
  • une prise de pouvoir de l’enfant, qui devient à son tour manipulateur,
  • des conduites à risque : alcool, drogue,
  • des suicides, ou des accidents plus nombreux que chez les autres enfants,
  • les expériences sexuelles sont faites plus jeunes que la moyenne nationale.

Source ACALPA -http://www.acalpa.info/

 

Reconnaitre l'alienation parentale comme forme de violence et d'abus contre les enfants.

Dû à l’aliénation parentale, des millions d’enfants partout à travers le monde sont séparés de leurs parents, grand-parents et familles.

Il existe de nombreuses publications de recherches empiriques et d’histoires qui décrivent en détail les conséquences horribles dont sont victimes les enfants, les parents ciblés et la société.
Les blessures psychologiques et mentales infligées aux enfants et aux parents persistent souvent pour des années et même la vie durant. Ces dommages sont souvent irréversibles.

Le comité des Droits de L’enfant va se réunir du 29 mai au 15 juin 2012. Il donnera une opportunité au secrétaire général Ban Ki-Moon de présenter cette pétition afin d’amender la convention des Droits de l'Enfant.

Nous, sous-signés demandons au secrétaire général Ban Ki-Moon d’ajouter dans les plus brefs délais l’aliénation parentale à l’ordre du jour de la 60e session de la commission des droits de l’enfant afin de :

1. Reconnaître l’aliénation parentale comme forme de violence et d’abus contre les enfants.
2. Revoir les articles 3, 9, 18 dans le but de prendre en considération les droits et les obligations des parents.

Afin d’empêcher, de prévenir et de protéger les enfants de l’abus, de la violence et de l’aliénation parentale perpétrés par des parents sans-scrupules, et des systèmes de santé mentale et juridique, le Brésil devrait servir d’exemple pour les nations unies et tous les pays du monde.

Le 26 août 2010, le président du Brésil a signé la loi 12 318/10 qui définit et punit les personnes coupables d’aliénation parentale.